La cousine d'Ólafur


Ólöf Arnalds. Son nom vous dit peut-être quelque chose.

Mais ne vous y méprenez pas ! Je vous parle bien d'Ólöf, la chanteuse de folk à la voix Kate-Bushesque, et non d'Ólafur Arnalds, son cousin, pianiste néo-classique récompensé d'un BAFTA pour ses compositions dans la série "Broadchurch".

Je ne sais même plus comment j'ai découvert cette artiste islandaise. Björk, qui l'a accompagnée lors d'un duo sur le titre "Surrender" y est sûrement pour quelque chose !




Je suis fascinée par la dualité qui émane d'Ólöf.

Les notes légères qui sortent de son charango contrastent avec sa beauté froide, hitchcockienne. Ses yeux, pourtant si clairs, semblent parfois s'éteindrent tellement son regard s'assombrit à la prononciation d'un mot, d'une parole.

On a toujours l'impression qu'une douce folie rôde en sa présence.





Ólöf Arnalds, c'est comme une gamine coincée dans un corps d'adulte, une femme pleine d'assurance avec la fragilité d'une enfant.

Ce sont tous ces personnages que j'ai pu voir hier sur la scène du Point Ephémère, de la femme épanouie qui rit à gorge déployée à la petite fille parfois émue jusqu'aux larmes; une chanteuse inclassable, une personne insaisissable - à l'image de son magnifique pays, évidemment...