Ça Plane Pour Moi


28 avril 2015 


Troisième journée en Islande. C'est fou comme le temps passe vite quand on s'amuse !


Toute ma vie, j ai rêvé d'être hôtesse de l'air...😂


Aujourd'hui, mardi 28 avril, Carine et moi prenons la direction du sud. Peu de kilomètres (167 exactement) mais beaucoup d'arrêts prévus au regard des merveilles que ce pays a à nous offrir sur une si courte distance. Le soleil est avec nous et nous accompagnera toute la journée.




Pour commencer, après avoir dit au revoir à la tranquille région du Cercle d'Or, nous nous sommes arrêtées à la cascade de Seljalandsfoss.


Seljalandsfoss


Si j'avais pu me promener derrière son rideau aquatique lors de mon premier séjour, l'accès était, comment dire, un tantinet glissant. L'action combinée du froid, de l'eau et du vent nous offrira néanmoins un joli décor de cinéma ! 




Une fois remontées en voiture, nous attaquons la région des glaciers et des "sandur", ces plaines alluviales glaciaires qui font partie intégrante du paysage islandais. Je ne me lasserai jamais de ces étendues dont se dégage un sentiment de sérénité absolue.




Au loin se dresse déjà le détesté/adoré volcan Eyjafjallajökull, qui est devenu une véritable star dans son pays. Une petite expo permet de se replonger dans les 3 semaines qui ont paralysé l'Europe en 2010. Sans s'y arrêter vraiment, Carine a quand même tenu à se faire du mal en l'immortalisant en photo : on bossait alors pour une compagnie aérienne et on en avait bien chi...bavé (du verbe "chibaver") à l'époque.

Le spot qui m'intéressait vraiment dans ce coin-là, c'est la vieille piscine Seljavallalaug de 1923, construite à flanc de montagne et introuvable si on ne sort pas de la route n°1. Ayant bien étudié mon parcours, j'ai trouvé le bon embranchement (route 242 à gauche, direction Raufarfell), j'ai trouvé la bonne vallée mais impossible de s'y rendre à pied une fois garées ! Un vent terrible nous fera rebrousser chemin, tenir debout étant alors impossible. On a à peine réussi à ouvrir nos portières alors imaginez marcher dans la montagne....




Petite déception qui sera largement oubliée dans quelques heures à Sólheimasandur, suspense.

Deuxième arrêt : cascade de Skógafoss.


Skógafoss


Pas grand-chose à dire : elle est belle, elle est puissante (comme moi) et un escalier latéral menant à un promontoire la surplombe et permet d'avoir une vue imprenable sur la vallée Mýrdalur. Ah si ! il paraît qu'un trésor est caché derrière, si ça vous dit d'aller tenter votre chance.




C'est à partir de ce moment de la journée que l'excitation a commencé à monter ! On savait que dans quelques kilomètres se trouverait le discret chemin qui mène à la célèbre carcasse d'avion du DC-3 de l'US Navy, immortalisée dans Heima, film musical sur Sigur Rós.

Ce crash a eu lieu en 1973, vraisemblablement suite à une panne de carburant. Aucun mort n'a été à déplorer et l'avion est resté là, à la merci des éléments. Il offre depuis un spectacle complètement irréel, posé au milieu de nulle part sur le sable noir de Sólheimasandur.




Je veux bien vous donner son emplacement exact, à une seule condition : n'allez pas graver un "Roger + Josette= big love" sur sa carlingue ! Déjà fortement attaquée par la corrosion naturelle, je trouve insupportable que des gens gribouillent dessus comme un chien pisse sur un arbre ! Cet endroit est unique, mystique, respectons-le pour que d'autres puissent en profiter ! 





On va dire que je vous fais confiance : en quittant Skógar, comptez 2 kilomètres après le panneau "Sólheimajökull" et tournez à droite en direction de la mer au deuxième ponton. Quelqu'un a balisé le chemin avec des piquets jaunes. Suivez-les pendant 5 minutes et vous tomberez dessus. A moins de vouloir marcher, un petit 4x4 est nécessaire pour vous en approcher au plus près. Pas impossible avec une voiture classique s'il ne neige pas, mais une météo capricieuse pourrait vous compliquer grandement la tâche.


Sólheimasandur


Pour terminer la journée, nous sommes allées nous balader sur les plages de Dyrhólaey, à Kirkjufjara et Reynisfjara. 


Kirkjufjara

Reynisfjara


Le vent n'étant toujours pas tombé, on n'a pas pu s'approcher des falaises, le risque de chute étant bien réel - et de toute façon, il n'y avait aucun macareux. Ça soufflait tellement que toutes mes photos sont de traviole ou presque ! J'avais l'impression d'être complètement ivre (rire et déplacement totalement sobres sur cette vidéo, je le jure)




Et se faire mitrailler par des rafales de sable jusqu'à en avoir dans le slibard, c'est une expérience comme on n'en vit qu'en Islande. Agenouillé(e) ou en marchant à reculons, à chacun sa technique anti-tempête.




C'est la première fois que je vois ces lieux sous le soleil. Vík, la ville toute proche, est l'endroit le plus méridional d'Islande mais aussi le plus humide en terme de précipitations. Voir le bleu du ciel et de   l'Atlantique contrastant avec le noir du basalte, c'est un spectacle que je n'oublierai pas. Au loin, toujours aussi mystérieux, les trois trolls de Reynisdrangar scrutent inlassablement l'horizon.


Vík 


Nous avons passé la soirée et la nuit à l'hôtel Katla. L'établissement est en plein travaux d'agrandissement. On sent bien la pression de l'augmentation du nombre de touristes en Islande. Les tempêtes de sable de ces derniers jours nous ont empêchées de profiter des bains chauds en extérieur de l'hôtel, les bassins étant remplis de poussière. Nous nous sommes donc rabattues sur le sauna, sans avoir froid lors du passage des vestiaires à la cabane parce que ô, miracle ! nous gagnons des degrés à chaque quart d'heure qui passe. Incroyable climat....Vivement le lendemain !

Merci à  Carine, du site En Voiture Carine, pour ses vidéos.

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Mise à jour 2016: sur décision des propriétaires, l'accès à l'avion à Sólheimasandur est désormais interdit aux véhicules, trop de gens ayant pratiqué du hors-piste. Il est toujours possible de rejoindre ce site à pied. Comptez 6 kilomètres aller-retour.

Mise à jour 2017: concernant Kirkjufjara, les consignes de sécurité n'étant pas toujours respectées, sa fermeture au public a été décidée après le décès de 3 personnes sur les plages de Dyrhólaey, emportées par des vagues déferlantes. À suivre. 




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