Kiasmos à Paris (pour la 1ère fois !)


17 avril 2016, 00h15.

Il m'aura fallu un peu plus de 5 mois pour retrouver l'envie (le courage ?) de retourner assister à un concert. Ça ne pouvait être qu'avec Kiasmos.

Habituée à les écouter seule pour me couper de ce monde de fous furieux, je ne m'attendais cependant pas à remuer autant mon arrière-train !

Parce que Kiasmos, pour ceux qui ne connaissent pas (ça va venir), c'est un groupe de techno minimaliste qui mélange subtilement électro et classique. On voyage toujours loin avec leur musique et en live, leurs concerts se transforment en dancefloors géants !




On se laisse emporter par leur bonne humeur communicative et les touches néo-classiques si arnaldesques se fondent totalement dans l'ambiance, sans empêcher de garder le rythme hypnotisant de l'électro.

Petite bio rapide pour ceux qui n'auraient pas saisi le sens de "arnaldesques":

Kiasmos, c'est la réunion de 2 potes: Ólafur Arnalds, pianiste islandais internationalement reconnu et compositeur de la B.O de la série "Broadchurch" (récompensé d'un BAFTA en 2014 et fraîchement nommé pour 2016), et de Janus Rasmussen, originaire des Îles Féroé et membre du groupe Bloodgroup. Ils festoient ensemble depuis 2009.

Ils étaient très attendus hier (ou plutôt ce matin, devrais-je dire).

C'était leur première fois à Paris et ils ont choisi de s'y produire durant le ARTE Concert Festival.

Avant eux, 3 autres sets: la foule discute, rentre, sort (la configuration de la Gaîté Lyrique le permet), j'en fais partie et prends mon mal en patience jusqu'à 00h15.

Quand les deux beaux gosses montent sur scène, la salle est blindée, ça bouge, ça danse et ça rigole. Rien à voir avec l'ambiance un peu atone de leurs prédécesseurs.

Ólafur et Janus y sont largement pour quelque chose. Ils ont un vrai échange avec nous, mais aussi entre eux. Ils sont parfois comme absorbés par leur musique avant de revenir vers nous, tout sourire.

.

Petite anecdote rigolote: entre 2 pas/sauts, mon pied tape dans un petit objet en verre. Je reconnais tout de suite la forme de cette île sur la fiole....Quoâââ ??? De l'eau-de-vie Brennivín à Paris ? Y aurait-il dans la salle d'autres fous d'Islande ?

Voilà, c'est tout ce dont j'avais besoin: faire la teuf avec une amie proche, voir cette belle communion entre ces artistes et leur public, les gens qui se prennent par l'épaule, parler et sourire à des inconnus, tout ceci m'a fait le plus grand bien. Premier point de suture sur la plaie béante du 13-Novembre.

J'attends désormais de refaire ça très vite. Je ne désespère pas de revoir un jour le groupe islandais Hjaltalín en live, que j'avais vu en première partie d'un concert au Bataclan d'ailleurs, à l'époque où on allait s'amuser sans penser à Marie, Mathias, Lola, Pierre et les autres. Helvitís fokking fokk quand même.



Kiasmos live @ Sónar Festival


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire