Revoir Reykjavík



Jeudi 30 juin 2016

Revoir Reykjavík pour la cinquième fois, oui mais pas que !

Pour cette dernière journée en Islande, je me suis levée aux aurores, après avoir passé une nuit délicieuse à l'hôtel Breiðavík, perdue dans l'ouest de l'île.

Hótel Breiðavík


Je ne sais pas quelle idée j'ai eue d'aller me balader sur la plage seule à 07h00, parce qu'en chemin, j'ai rencontré un couple de sternes arctiques.

Bien qu'entourée de quelques fous d'Islande, aucun ne m'a jamais prévenue que ces ********* de ****** d'oiseaux attaquaient les êtres humains !!! Je n'ai rien vu venir et me suis pris quelques bons coups de bec sur le crâne. J'ai fini ma balade en courant, les lunettes de soleil de traviole et mon sac sur la tête. C'était génial. (j'aime beaucoup le second degré, NDLR)

07h00, plage de Breiðavík


Allez, il est temps de quitter les fjords de l'Ouest et de se rapatrier sur la capitale.

Pour nous éviter un temps de route trop long, Caroline et moi avons fait le choix de prendre le ferry au départ de Brjánslækur.

Il traverse le fjord Breiðafjörður en 2h30 pour rejoindre Stykkishólmur et la péninsule Snæfellsnes, avec un arrêt rapide via l'île de Flatey.

Pour 40 euros par personne et par véhicule, je ne suis pas mécontente de cette décision. Cela nous a permis de nous restaurer en profitant de la vue puis de dormir un peu. C'est que les bains chauds, ça fatigue. Ah oui, comme nous avions 1 heure à tuer avant que le bateau arrive, nous sommes allées barboter à Hellulaug, source d'eau chaude à 38°c située à quelques encablures du port, le tout sous un beau soleil par 16 degrés, bonheur.

Hellulaug

L'île de Flatey


En arrivant à Stykkishólmur, Caroline me demande si je connais les chutes d'eau de Hraunfossar et de Barnafoss. Comme la réponse est négative, on fait un petit détour avant de rentrer sur Hafnarfjörður.

J'aime beaucoup cette partie de l'île, à l'est de Borgarnes. Ça n'est clairement pas l'Islande majestueuse et grandiose souvent mise en avant dans les guides, mais c'est juste la campagne dans toute sa simplicité. On traverse de verdoyantes prairies où ça fume d'un peu partout, comme à Deildartunguhver.

Deildartunguhver


Cette source d'eau chaude est la plus importante d'Europe par son débit. Sortant de terre à 100°c, l'eau est captée puis part alimenter en chauffage les villes de Borgarnes et Akranes via des aqueducs, où elle refroidit en route. Elle arrive à température idéale dans les foyers islandais, une cinquantaine de kilomètres plus loin. Energie propre et économique, ça doit en faire rêver plus d'un.

Et si les cascades Hraunfossar et Barnafoss sont moins spectaculaires que celles de la côte Sud, elles sont d'un bleu cristallin très photogénique.

Hraunfossar


La légende raconte que Barnafoss, signifiant  "la cascade des enfants", aurait été nommée ainsi après que 2 bambins s'y soient noyés, en voulant retrouver leurs parents partis à la messe. De rage, la mère aurait fait détruire l'arche naturelle qui enjambait la rivière Hvíta, par laquelle ses enfants seraient passés avant d'en tomber.

Barnafoss



Vendredi 1er juillet


La fin approche mais je suis comblée par ce séjour.

Avant de reprendre l'avion, j'ai fait un saut de puce à Reykjavík pour passer au 12 Tónar prendre ma dose de musique. Je n'ai pas résisté et suis repartie avec les vinyls d'Ásgeir (en islandais, s'il vous plaît), de Kiasmos (je vous aime) et du groupe de rock  Kimono (j'aimais bien la pochette. Une belle découverte en plus)


















Si je me sens toujours aussi bien dans la capitale islandaise, force est de constater que la ville arc-en-ciel change.

Travaux, grues, horizon qui devient béton, c'est triste. Pas étonnant que certains Reykjavikois l'appellent désormais "Wreckjavík" (wreck= démolir en anglais).





Espérons qu'ils sauront préserver leur culture, leur littérature, leur musique, leur humour caustique et ce côté perché qui me fait tellement marrer !

Je reviens en décembre, pays de ma vie.

Áfram Ísland ! 


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