Iceland Airwaves 2017


Le festival Iceland Airwaves 2017 par ma copine Aurélie


"Assister au  Iceland Airwaves, c’était un rêve depuis quelques années…

J’écoutais en direct sur KEXP, la radio de Seattle aux USA qui se déplace à Reykjavík spécialement pour l’occasion, les retransmissions de 4 concerts par jour. J’avais l’impression d’y être ! C’est comme ça que j’ai découvert Ásgeir, Vök, Oyama et FM Belfast pour ne citer qu’eux…

Mais cette année, c’est décidé, j’y vais ! 
La programmation me met l’eau à la bouche ! Il y en a tellement ! Je ne sais plus où donner de la tête ! Tous les artistes que j’ai toujours rêvé de voir sont là ! Près de 200 artistes vont se produire dans les bars, restaurants, salles de concert et endroits en tout genre de Reykjavík (la ville d'Akureyri  dans le nord du pays aussi été rajoutée cette année). 


Akureyri

Le 29 octobre 2017, billet d’avion en poche et l'app Iceland Airwaves téléchargée sur le smartphone, je suis prête à repartir vers mon petit paradis, accompagnée de mon copain qui va découvrir l’Islande pour la 1ère fois. 




D’abord, direction Harpa pour récupérer au Media Center les bracelets, le Saint Graal pour assister aux concerts on-venue ( à l’inverse de off-venue, concerts non payants mais qui permettent à tout le monde de profiter du festival).

Programme et app en main, je prépare notre petit emploi du temps…chargé ! 
Et ça commence fort, mercredi après midi, début des festivités avec 2 concerts d’affilée chez Bryggjan Brugghús près du port. 

L’avantage d’Airwaves, c’est qu'il est possible de se déplacer exclusivement à pied (ou avec le bus pour certaines venues un peu plus excentrées) et du coup, de pouvoir découvrir vraiment la ville. Une petite glace chez Valdís, mangée dehors sous l’air vivifiant en attendant la début des concerts permet de refaire le plein d’énergie !

On commence avec Vök, un groupe Islandais dream-pop électronique. Ils chantent leur principaux singles : "Waterfall", "Before". Le mélange saxophone-musique électronique peut surprendre mais les styles se marient vraiment bien. 

Vök


Puis Glowie, toute jeune chanteuse pop à qui l'on promet déjà une carrière internationale...


Glowie

Ensuite, direction le KEX Hostel pour voir GusGus, en enregistrement pour KEXP. L’endroit est plein à craquer, ça bouge, ça danse. Gus Gus, on ne les présente plus, ils tournent depuis plusieurs années en Islande et à l’étranger. 

GusGus

Puis on file à l’American Bar sur Austurstræti pour aller écouter la pop rafraîchissante de Jón Jónsson. Sous son profil de mannequin Abercrombie et son sourire charmeur se cachent des mélodies qu’on a envie de fredonner, en islandais ou en anglais. Moi je suis fan, ça me donne la pêche. On reprend des forces avec un bon petit dîner avant d’attaquer les concerts du soir. 

Jón Jónsson

Direction Gamla Bío. D’abord Valdimar. Son chanteur a une sacrée présence sur scène. Il enchaîne des tubes qui m’ont permis de connaitre ce groupe : "Yfir Borgina", "Læt það duga" ou "Sýn". Il chante en islandais et reçoit un super accueil ce soir. Puis on change de registre avec Hildur. C’est la chanteuse du groupe Rökurro qui vient de se lancer dans une carrière solo pop. Elle n’a pour le moment sorti qu’un EP  qui inclut son single "I’ll walk with you". 

Valdimar

Hildur

Lui succède Högni, qui lui aussi vient de sortir son 1er album solo. Il chante dans les groupes Hjaltalín, GusGus, Gluteus Maximus et a participé à de nombreux projets. Avec sa  longue tignasse blonde et ses airs de viking, j’avais hâte de découvrir son nouveau répertoire. Sa voix et son aura sur scène sont clairement uniques. 

Högni

Cette soirée au Gamla Bío se clôture avec Moses Hightower. Ce groupe Islandais fondé en 2007 vient de sortir son 3ème album, "Fjallaloft". J’adore leur style musical, mix de soul et de pop, qui se marie avec la délicatesse de la langue islandaise. Ils reprennent des titres de leurs précédents albums, "Háa C", "Sjáum hvað setur"," stutt skreff", ainsi que de leur nouvelle composition. Une très bonne façon de terminer ce 1er jour d’Airwaves ! Demain on remet ça !


Moses Hightower

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Aujourd’hui jeudi, on commence avec un peu de douceur grâce à JFDR, en enregistrement KEXP au KEX Hostel. JFDR c’est le nouveau projet de Jófríður Ákadóttir, des groupes Samaris et Pascal Pinon. Avec sa voix cristalline reconnaissable, elle se lance ici dans un répertoire pop expérimental. J’adore Samaris et c’est l’occasion pour moi de découvrir cette artiste dans un autre contexte. Ce n’est pas forcément mon style de prédilection mais  c’est reposant, pur et délicat. Une très bonne surprise, c’est aussi à ça que sert Airwaves !

JFDR

De là, on part vers Iða Zimsen Book Cafe pour écouter One Week Wonder. Je suis particulièrement excitée d’aller voir ce groupe. Je les ai découverts quelques semaines avant Airwaves grâce à leurs titres "Angel Eyes" et "Mars" et j’ai hâte de les écouter en live. Dans ce charmant petit café, l’ambiance est cosy, on est tous assis religieusement en silence autour de ce trio. Ils reprennent leurs morceaux en version acoustique et à la fin du concert, je ne peux m’empêcher d’aller les saluer et de jouer la groupie ! Eux aussi, comme de nombreux chanteurs islandais, sont tellement accessibles !

One Week Wonder

Puis direction Slippbarinn, le bar de l’Icelandair Hotel Marina. Là se produisent Kiriyama Family. Islandais, ils ont sorti 2 albums. J’adore leur mélange de pop, rock et leurs influences des années 80. En plus ils sont super souriants ! 
Kiriyama Family


Leur succède Axel Flóvent. Un de mes favoris également, je l’avais manqué à Bruxelles où il devait faire la 1ère partie d’Ásgeir. Il est tout jeune, vient d’Húsavík dans le nord de l’Islande et chacun de ses titres est une perle : "Your Ghost", "Forest Fires" et son nouveau titre "City Dream". Il chante avec son cœur, ça se voit. J’espère qu’il ira loin !
Axel Flóvent

Ce soir, j’ai la chance d’aller à Fríkirkjan, la jolie petite église en face du lac Tjörnin. Je n’y suis jamais allée et l’ambiance est intimiste. L’endroit idéal pour profiter du magnifique concert que nous offrent Biggi Hilmars et Maria Kjartansdóttir. Pour moi de loin mon meilleur moment Airwaves. Biggi est connu pour ses musiques de publicités et de documentaires et Maria pour son travail de photographe qui lui a valu d’exposer dans les plus grandes villes d’Europe. Biggi a participé au groupe AmPoP avant de lancer sa carrière solo. Une réussite sur tous les plans. Sa musique vous transperce de toutes parts. Son nouvel album, "Dark Horse" vient de sortir. Ecoutez "Grow", "Protection", "Detached" ou encore "Dark Departure", vous ne serez pas déçus ! En plus ils forment un très beau couple et sont d’une gentillesse incroyable. Les voir en concert a été juste magique.

Biggi Hilmars et Maria Kjartansdóttir

Bon allez j’avoue, je suis capable d’écouter de tout, du meilleur comme du pire comme diraient certains. De passer de la musique douce et mélodieuse de Biggi Hilmars au rap islandais d’Emmsjé Gauti par exemple. 

Là, au Reykjavik Art Museum, l’ambiance est tout autre…On se pousse, on danse, on rappe.  Et c’est génial, il y a une ambiance de folie. Emmsjé saute dans la foule, on l’accompagne sur le titre "Strákarnir" et on reprend tous en cœur « Reykjavik er okkar » ("Reykjavik est à nous"). Je donne toute la voix que j’ai, tout ça sous les yeux médusés de mon copain qui n’aurait jamais cru que je pouvais être fan de ce style musical (bon d’accord je ne suis pas très branchée rap, seulement d'Emmsjé Gauti…). Le pauvre, je le sens perdu parmi cette foule d’Islandais en délire (très peu d’étrangers à ce que j’entends autour de moi…le concert n’en est que meilleur).


Emmsjé Gauti


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Le vendredi, c’est plus calme côté concerts. Je n’ai pas réussi à obtenir des places pour voir Ásgeir. Faire 3 heures de queue m’a refroidie…On retourne voir Jón Jónsson au Hard Rock Café pour profiter de son groupe au complet. Sa bonne humeur et sa voix me réchauffe après une journée passée à cheval sous la neige. Rien de mieux pour finir ce vendredi soir.


***

Samedi, dernier jour en Islande et dernier jour à Airwaves. Comment clôturer ce festival qui était sur ma to-do list depuis des années ? En beauté forcément…mais dans la tristesse aussi car plus que quelques heures seulement à passer à Reykjavík avant le retour. Et ceux qui me connaissent bien savent à quel point je peux devenir une guimauve pleurnicheuse à l’idée de quitter mon pays de cœur, voire éventuellement tenter de défier les plans du genre « Cette fois-ci c’est décidé, je reste ici ! » Ce qui finira bien par arriver un jour, à force de le répéter…

Alors voilà, je termine avec One Week Wonder au Iðno, pour le concert on-venue cette fois. Avec des instruments, ça change tout de suite d’ambiance par rapport au concert acoustique.


One Week Wonder

Je fais une tentative pour voir Mammút au Gamla Bíó et là je tombe sur une queue longue de plus de 2 pâtés de maison, du jamais vu pour moi en Islande… Pas que du négatif, ça permet aussi de sociabiliser et de discuter avec les gens, de partager nos expériences, les avis et les conseils sur Airwaves. C’est aussi l'occasion de rencontrer d'autres personnes qui partagent la passion de la musique islandaise, ou juste de l’Islande, et de parler avec les Islandais.

Mon grand regret aura été d’avoir manqué Ásgeir et Fleet Foxes mais ce n’est rien, il y aura bien d’autres occasions et d’autres Iceland Airwaves..."


Au sud de mon Nord



Islande, le 10 et 11 novembre 2017 


Voilà, voilà. Huitième fois en Islande et je suis toujours aussi excitée comme une puce à l'idée de repartir à sa découverte !

Sur la côte Sud en hiver

La lumière décline d'environ 5 minutes par jour à cette époque de l'année mais vous pouvez encore compter sur environ 7 heures d'ensoleillement quotidien, de quoi bien occuper ses journées.

Parties d'Hafnarfjörður vers 09h00, Caroline et moi avons quitté la neige pour prendre la direction de la côte sud via Hveragerði.

Hafnarfjörður et notre carrosse


Hveragerði se situe à environ 40 km de Reykjavík. 80% de sa population travaille sur la capitale et je les trouve bien courageux ! En effet, la route du plateau d'Hellisheiði est la plus accidentogène du pays, le col qu'elle traverse étant sans arrêt chahuté par le souffle des elfes (des rafales de vent, quoi). Soyez particulièrement prudents si vous empruntez cette partie de la route numéro 1.

Le col de Hveragerði


Après, je comprends parfaitement les habitants de cette commune que j'adore. Le cadre est superbe et se situe à mi-chemin entre Reykjavík et les premières merveilles que la côte sud et la région du Cercle d'Or ont à offrir. J'y avais randonné cet été, dans sa vallée nommée Reykjadalur, et garde un souvenir merveilleux de ma baignade dans la rivière d'eau chaude Klambragil.

En prime, à notre arrivée sur cette localité, nous avons assisté à un lever de soleil incroyable !


Hveragerði dans la brume et sa vue exceptionnelle sur la côte méridionale du pays 


Comme indiqué dans mon billet précédent, cela fait 5 fois que j'emprunte cette route. Eh bien figurez vous que malgré cela, j'ai encore découvert de nouveaux sites ! Je suis une adepte du slow travel et déteste survoler un pays. Je préfère voir moins mais à fond, quitte à revenir plusieurs fois.

Alors qu'est-ce que j'ai donc bien pu louper sur la côte méridionale de l'Islande en juin 2011, avril 2015 et août 2017 ?

1/ La cascade Urriðafoss,
15 kilomètres après Selfoss, au pont à droite avant d'arriver sur Hella.

Je ne sais pas en été, mais en hiver, avec les sculptures de glace qui commençaient à apparaître, c'était tout simplement magique avec cette belle luminosité matinale.

C'est par contre la première fois que j'expérimentais des températures négatives en Islande, l'hiver là-bas étant relativement doux contrairement aux préjugés. Avec le vent qui accentuait la sensation de froid, j'ai d'un coup compris pourquoi on l'appelle "terre de glace". Gla gla....

Urriðafoss


2/ La cascade Kvernufoss

Mon amie Caro l'a rebaptisée "Roulage-de-pelle-foss" mais je n'ai pas cherché à en savoir plus 👀

Elle est située juste à côté de la célèbre chute d'eau Skógafoss où il est désormais impossible de prendre une photo sans hordes de touristes à ses pieds. Continuez plutôt en direction du musée Skógasafn à droite et garez-vous au niveau d'un bâtiment en tôle. Passez le petit escabeau au dessus de la clôture (c'est pour l'instant autorisé) et remontez le long de la rivière.

Caroline sans frontières


Kvernufoss est encastrée dans un mignon petit canyon où, avec un peu d'imagination, vous apercevrez des faces de trolls dans la roche. Comme à Seljalandsfoss, vous pouvez marcher derrière son rideau d'eau en toute tranquillité. On a dû croiser une dizaine de personnes seulement. Dépêchez-vous, elle ne sera bientôt plus secrète du tout !

Kvernufoss et son arc-en-ciel


3/ Les glaciers Sólheimajökull et Fláajökull

Alors là, j'ai terriblement honte d'avoir loupé Sólheimajökull ! Autant avec mon amie Carine au printemps 2015, la route qui y menait n'était qu'une piste et cela peut expliquer qu'en passant un peu vite, on ne l'ai pas remarquée. Mais alors je m'excuse auprès des copains Aude et Manuel avec qui j'y suis passé 2 fois de suite cet été !

À quelques kilomètres à peine de Skógafoss sur la gauche, la route est désormais goudronnée et un panneau indique convenablement sa présence. C'est même le glacier le plus accessible de l'île...

Sólheimajökull


Pour la petite histoire, cette piste a été asphaltée à l'automne 2015 en prévision de la venue de François Hollande. À l'occasion de la conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique, il est venu observer le retrait du glacier qui a perdu plus d'1 kilomètre en 70 ans. Pour ce faire, il devait emprunter cette route. Il a préféré se déplacer en hélico, pouin pouin pouin....Cette route a depuis été renommée "La route de François" par les Islandais 😂

Quant au glacier Fláajökull, on est déjà bien à l'Est, quelques kilomètres un peu avant la ville d'Höfn, tout au bout de la côte sud. J'y ai entendu plein de petits bruits cristallins, des cailloux dévalaient le terrain sans raison particulière et je me suis surprise à me dire que peut-être, les elfes farceurs existaient pour de bon !

Si un pont permettait auparavant de s'approcher du glacier, ce dernier a vraisemblablement été emporté dans une crue glaciaire.

Fláajökull et son ancien pont suspendu


L'avantage, c'est que vous serez certainement seuls (sans compter les êtres surnaturels), la piste y menant n'étant pas des plus "confortables". Mais avec la Peugeot 206 de Caroline, fraîchement équipée de ses pneus cloutés (la voiture, pas Caro), on est passées sans encombres. Sa voiture se prénomme Hulkette au fait.

Hulkette et ses pneus magiques


4/ Le canyon Fjaðrárgljúfur

C'est un nom (imprononçablequi parlera peut-être aux fans de Game of Thrones où des scènes y ont été tournées.

Avant d'arriver sur la petite commune de Kirkjubæjarklaustur, bifurquez à gauche sur la piste F206 qui n'est autre que celle qui mène au Laki. Au premier croisement, plutôt que de vous diriger vers Lakagigar, continuez tout droit. C'est bien indiqué, c'est praticable avec une voiture citadine même si la route est étroite et il y a un petit parking.

Ce canyon est grandiose ! Nous n'avons pas pu remonter le long de ses 2 kilomètres, la lumière baissant rapidement et le chemin étant entièrement gelé. On a d'ailleurs assisté à quelques chutes rigolotes. Et par pitié, ne passez pas au dessus des cordons: c'est dangereux et ça bousille la flore ! Certains (Justin Bieber pour ne pas le nommer) s'amusent même à poser leurs fesses en haut des pitons. C'est juste in-con-scient, ces falaises ayant jusqu'à parfois 100 mètres de hauteur !  


Fjaðrárgljúfur
Chemin glacé et coucher de soleil vers 16h30 




















5/ Les orgues basaltiques de Dverghamrar

Eh bien non ! Il n'y a pas que sur la plage de Reynisfjara que l'on peut observer les drôles de créations de Dame Nature. Quelques kilomètres après Kirkjubæjarklaustur sur la droite, vous pouvez observer de jolis blocs de lave refroidis par l'eau de mer, juste en face de la cascade Foss á Síðu.

Dverghamrar et la cascade Foss á Síðu.


Contrairement à Reynisfjara, vous n'y croiserez personne. De quoi y faire des photos ridicules en toute confidentialité.



6/ Vestrahorn et la plage de Stokksnes

S'il ne fallait choisir qu'un moment de ces 2 jours sur la côte sud, ça serait la plage de sable noir de Stokksnes et les montagnes oranges du cap Vestrahorn. Quelle claque !



Après la ville de Höfn, continuez en direction des fjords de l'Est vers Djúpivogur. Avant de passer le tunnel sous la montagne, tournez à droite sur le chemin en terre. Vous arrivez à une petite maison qui n'est autre que la réception du site. Il faut payer un droit d'entrée de 6 euros pour passer la barrière automatique avec votre véhicule.

Avec les couleurs du soleil couchant, tout était irréel ! Quand je me replonge dans mes photos, à aucun moment retouchées, je me dis que le paradis existe bien sur terre. Mon coup de cœur de cette folle semaine !



Vestrahorn

Les dunes de sable noir de Stokksnes

Soleil couchant sur la plage



Et pour clore le spectacle, j'ai vécu ma première aurore boréale à Kirkjubæjarklaustur. En sortant du "café des sœurs", le Systrakaffi, bam ! juste au-dessus de nos têtes !



Pour avoir la chance d'en observer, plusieurs critères doivent être réunis. Il faut que le ciel soit dégagé, une bonne obscurité est nécessaire (éloignez vous des lampadaires) et surtout, que l'activité solaire soit intense. L'échelle d'observation va de 1 à 9 et s'exprime en unité KP. Plus l'activité solaire est forte, plus le chiffre est élevé. Celle-ci était de force KP5.

Il existe des prévisions comme pour la météo sur le site vedur.is. Les zones blanches de la carte indiquent là où le ciel est dégagé et les chiffres dans l'encart en haut à droite donne l'intensité des aurores à venir. Elles sont considérées comme "actives" à partir de 4.

Leur période d'observation va de début septembre à fin mars. Cela peut varier, les premières aurores étant apparues fin août cette année. Bref, dès que le ciel est noir, levez le nez tout en gardant à l'esprit que ça n'est pas garanti non plus.

Quant à les prendre en photo, c'est un vrai défi, un bon appareil photo avec pied étant indispensable ! Avec un téléphone, ça ne leur rend pas justice. De toute façon, rien de mieux que de les voir en vrai et de se les graver dans la rétine...






À suivre: ma virée sur le glacier Vatnajökull

Lever de soleil sur la lagune Jökulsárlón



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MISE A JOUR

Mars 2018: le site de Fjaðrárgljúfur est fermé au public depuis la fin du mois de mars et ne rouvrira pas avant le 1er juin 2018 au moins.

Les chemins sont dans un état lamentable à cause de l'humidité et de la boue, ce qui n'a pas empêché certains touristes de continuer à les emprunter, aggravant la situation.


L'Agence de l'Environnement a donc décidé d'en interdire l'accès pour les restaurer et trouver une solution à long terme afin de les protéger, évitant ainsi une autre fermeture.

Avril 2018: les rangers islandais tirent la sonnette d'alarme pour les colonnes de basalte de Dverghamrar. Comparé au nombre de touristes les visitant, le site est trop petit pour absorber le nombre grandissant de voyageurs.


Les acteurs du tourisme en Islande incitent désormais les visiteurs à mieux se répartir sur le territoire pour éviter l'engorgement dans les sites les plus fréquentés (Geysir et GullfossSkógafossMývatn et Landmannalaugar). L'Islande est belle et accueillante partout, n'hésitez plus à aller visiter d'autres endroits que ceux indiqués dans les guides !

Juin 2018: Fjaðrárgljúfur est de nouveau ouvert au public mais la végétation reste très vulnérable ! Il est impératif de rester sur les sentiers et de ne pas passer au dessus des cordes. 

Big little lies


Hafnarfjörður, le 09 novembre 2017

Oui, j'ai menti. Mais j'ai une bonne raison, je suis dépressive. Ou comment vous donner l'envie de suivre mes aventures en Terre de Glace.

Je sais, j'avais dit que mes récentes vacances estivales dans les Hautes Terres étaient (probablement) les dernières en Islande. J'ai menti. J'y suis retournée moins de 3 mois après....

La raison ? Le mois de novembre. La dépression saisonnière me frappe tous les ans à la même époque depuis bientôt 10 ans. Pour la première fois, j'ai lancé un SOS et les amies ont répondu présent. Trop bête de ne pas avoir osé avant...

En moins de 5 jours, je me suis retrouvée chez ma copine Caroline, officiellement devenue une véritable amie, à Hafnarfjörður en Islande. Rien qu'écrire le nom "Hafnarfjörður" me donne envie d'y retourner, je suis grave !! 😄


Amie, neige et lumière du Nord, mes meilleurs antidépresseurs


J'en ai pris plein les yeux pendant 6 jours et suis revenue le moral gonflé à bloc ! Pour me maintenir à flots, j'ai aussi ramené des gélules de lýsi, l'huile de foie de morue islandaise riche en vitamine D, cette dernière étant connue pour ses vertus énergisantes. Pour l'instant, je tiens bon moralement !

À mon arrivée, le petit rituel du côté de la péninsule de Reykjanes avec une variante cette fois: Brimketill ! 


Brimketill ou la puissance de l'océan en Islande 




















Situé environ 3 kilomètres après Gunnuhver en direction de Grindavík, Brimketill est une curiosité géologique ayant la forme d'un petit bassin ovale.

La légende raconte qu'une femme troll s'y baignait. Pas vu de trollette mais une plateforme d'observation permet désormais d'admirer la côte en toute sécurité. Attention néanmoins à la force des vagues ici !




Le vent, les embruns, l'excitation d'être de nouveau "à la maison", eh bah ça creuse ! Direction le Bryggjan Kaffihús pour se mettre au chaud et prendre le goûter. Pas forcément facile à trouver sur le port, voici son adresse, 2 240 Miðgarður à Grindavík, et quelques photos de gâteaux et personnages.


Bryggjan Kaffihús, ambiance pêcheurs d'Islande garantie



















Arrivées au domicile de Caroline, petit point météo sur le site vedur.is pour établir le programme. Grand soleil annoncé dans le sud-est, c'est donc là où nous irons, d'autant que comme lors de mon Nouvel-An 2016, j'ai fait venir la neige à Reykjavík ! La veille, les Islandais attendaient encore les premiers flocons de l'hiver. Je vais finir par croire que c'est moi, la Reine des Neiges 😇


Reykjanes


Les 48 heures qui ont suivi mon arrivée ont été fantastiques ! Bien qu'ayant emprunté cette partie de route 5 fois, de la capitale islandaise jusqu'à Höfn tout au bout de la côte sud de l'Islande, j'ai découvert de nouveaux sites et vu ma première aurore boréale !!! ❤

À suivre dans mon prochain billet donc, les cascades Urriðafoss et Kvernufoss, les glaciers Sólheimajökull et Fláajökull, les orgues basaltiques de Dverghamrar, le canyon Fjaðrárgljúfur et la superbe plage de Stokksnes.

Comme quoi, il y a toujours quelque chose à découvrir en Islande ! Un voyage ne suffit pas - d'où mes incessantes venues sur l'île fantastique 😉


Stokksnes