Rétro '18



2018 touche déjà à sa fin...

Cette année aura été marquée par mon amour grandissant pour la Finlande.


Kongäs - hiver 2017/2018


J'y ai passé le premier jour de l'année et force est de constater que les aurores boréales aperçues lors de mon séjour ont laissé sur mon cœur une trace indélébile.

J'ai tout aimé dans cette région polaire ! La chaleur des intérieurs lapons, ses paysages féeriques, la simplicité des habitants qui se contrefichent du froid, du manque de lumière et qui ont la vie dont je rêve, dans un endroit préservé où le temps semble s'être arrêté et la société, apaisée.

Pas étonnant que cette grande petite nation ait été élue la plus heureuse du monde cette année ! Retour en photos sur un fabuleux séjour:


Chalet lapon

repas traditionnel finlandais

Levi

Lapin Tonttula

Bébé renne
Levi Husky Park 


Sauna traditionnel




Depuis 2015, je vais en Islande une à deux fois par an. 2018 n'a pas failli à la règle, bien qu'aucun voyage n'y était prévu initialement. Mon amie Aurélie, elle aussi grande fan de l'île fantastique, n'a pas pu résister à son appel en juin dernier. On avait passé le Nouvel-An 2016 dans la capitale ensemble mais n'avions pas eu l'occasion de s'y faire quelques excursions entre filles.


Nauthólsvík - 1er janvier 2017


On a donc réparé cet oubli cet été. Sans se connaître véritablement, on y a vécu 3 jours intenses, renforçant encore nos liens d'amitié et notre attachement à Thulé. Solstice à Seltjarnarnes avec notre barista préféré Amilka, tölt avec Begga et ses chevaux, randonnée sur la montagne Esja, découverte de la cascade Brúarfoss, baignade dans le lac Laugarvatn puis clapping à Reykjavík ont rythmé ces 3 jours:


Amilka à Seltjarnarnes pour le solstice d'été
Begga d'Islenski Hesturinn

Áfram Ísland ! 
En haut de la montagne Esja
Brúarfoss
Baignade par 12°c dans le lac Laugarvatn


Pour 2019, pas de voyages prévus en Scandinavie. Je sais, je dis ça tous les ans...Bonne année mes amoureux du noooord !



Passer l'hiver


Les températures dégringolent, les journées raccourcissent et la luminosité baisse. Cocktail explosif pour ranimer la dépression saisonnière, trouble qui touche environ 5% des Européens, dont une grande majorité de femmes. Saloperie d'hormones...

Les pays nordiques devraient être particulièrement touchés, le soleil ne se montrant pas du tout en décembre dans certaines régions comme en Laponie finlandaise.


Levi, Finlande - décembre 2017 


On n'enregistre pourtant pas plus de suicides à cette époque de l'année. Avec une moyenne de 12 suicides pour 100 000 personnes sur les 5 pays scandinaves réunis, c'est autant qu'en France (source OMS en 2016). C'est gai comme article, hein ?

Quel est donc le secret de nos trolls et elfes préférés pour passer l'hiver ? L'alcool ! Non, je déconne. Quoiqu'une étude récente a établi un lien possible entre la température moyenne, les heures d'ensoleillement et la consommation de breuvages alcoolisés. Cette consommation reste néanmoins plus faible en Suède, Norvège et Finlande qu'en Italie, Grèce ou Malte.


Dans un bar d'Hafnarfjörður, Islande - décembre 2015


L'Islande a longtemps été touchée par la forte alcoolisation de sa jeunesse. Depuis 1997, les autorités publiques ont mis en place une vaste campagne de prévention mettant l'accent sur le sport. Sont alors sortis de terre complexes sportifs et terrains de foot synthétiques, le tout accompagné d'une enveloppe de 300 euros par famille pour toute activité extra-scolaire. Si la nouvelle génération arrive désormais à des hauts niveaux de compétition en handball et football, ça n'est pas par hasard.


Reykjavík, Islande - juin 2018


Le sport est l'une des clés pour ne pas sombrer dans la déprime hivernale. Une de mes amies a vécu 3 ans à Göteborg en Suède. Là-bas, les médecins, avant de vous prescrire des antidépresseurs, vous envoient vous bouger en club.

Dehors ou en intérieur, l'exercice physique a des vertus euphorisantes sur l'organisme, provoquées par l'augmentation du taux d'endorphine dans l'organisme. Été comme hiver, les Scandinaves sont férus de sport. De passage à Stockholm en août 2014, j'ai vu des joggers partout ! J'ai même le souvenir d'un senior faisant des pompes sur une plaque d'égout ou d'une femme traversant un lac à la nage 😂


Baignade à Stockholm, Suède - août 2014


Lors du Nouvel-An 2017, les premières images que les amis que j'emmenais en Islande pour la première fois furent celles de Reykjavikois courant sur des tapis roulants, les grandes baies vitrées des salles de sport donnant sur la rue.

Il n'y a pas qu'en faisant du sport que l'on peut détendre son corps et ainsi ressentir les bienfaits de la relaxation. Passer du chaud au froid en une seconde provoque un sentiment extatique immédiat.

Les Finlandais pratiquent des séances de sauna quotidiennement. Après 10 à 15 minutes dans un bain de vapeur à 60°c minimum, les vaisseaux sanguins sont dilatés et les toxines évacuées. C'est le moment...de se rouler dans la neige ! Le contraste saisissant avec le froid stimule la circulation sanguine, les vaisseaux dilatés se resserrant ainsi brutalement. C'est aussi le meilleur moyen de renforcer votre système immunitaire et passer au travers des virus hivernaux.

Après le sauna finlandais


Les Islandais, décidément les plus farfelus de Scandinavie, le font à l'envers. Si vous êtes de passage à Reykjavík, foncez sur la plage géothermale de Nauthólsvík !

Pour lutter contre la fatigue engendrée par la baisse de luminosité, certains se jettent dans une mer à 2 degrés avant d'aller se réchauffer dans la source chaude tout près. Tous protègent leurs extrémités avec des gants, chaussettes et bonnets étanches, ce qui leur permet même de nager quelques minutes sans être saisis par le froid trop vite.


La plage de Reykjavík, Islande - janvier 2017 

Nauthólsvík et sa source chaude


Une trop forte baisse de sérotonine engendre agressivité, inhibition et manque d'enthousiasme. Le coup de fouet provoqué par une entrée rapide dans l'eau froide redonne de l'énergie et, il faut l'avouer, fait bien rigoler si c'est à plusieurs ! L'impression d'avoir relevé un challenge flatte aussi l'ego et tout est bon à prendre quand le moral flanche.

A défaut de mer glaciale et de source chaude, je pratique la douche écossaise tous les matins. Avec l'habitude, l'eau froide arrive comme un véritable plaisir maintenant.


Baignade du 1er janvier en Islande


L'autre élément naturel permettant de maintenir un moral à peu près stable est l'exposition à la lumière.

Beaucoup de Scandinaves pratiquent la luminothérapie en branchant une lampe forte à proximité de leur visage pendant 1 heure par jour (lors des déjeuners par exemple). Attention ! Cette lumière-là ne vous apporte pas le taux nécessaire de vitamine D comme celle du soleil. Quelle que soit la météo, il est conseillé de sortir au moins 15 minutes par jour, même si le temps est froid ou couvert. La lumière sera toujours plus bénéfique en extérieur qu'en intérieur.

Vous pouvez aussi trouver cette vitamine dans les poissons gras, les Islandais en étant de gros consommateurs. Tous ont l'habitude de compléter leur régime alimentaire avec de l'huile de foie de morue, connue sous le nom de "lýsi".

Vous pouvez en commander depuis la France via le site LYSI, en huile ou gélules (j'ai opté pour la deuxième solution). Ce poisson est également riche en Omega 3, acide aminé qui régule les rythmes chronobiologiques en évitant ainsi coups de pompe et autres sautes d'humeur.


Séchoirs à poissons, Islande - juin 2011 


Tous ces petits conseils devraient aider votre corps à maintenir votre équilibre nerveux au travers de la saison froide.

Souffrant moi-même de dépression saisonnière, j'ai constaté qu'il faut une dizaine de jours pour observer les premiers effets en appliquant tout ça. Ce qui m'aide le plus vite sont mes balades en extérieur. Au bout d'une demi-heure de marche en forêt, même sous la pluie, c'est comme si tous les problèmes du quotidien s'envolaient.

Au retour à la maison, pour éviter de retomber dans la morosité, j'ai créé un cocon danois très "hygge" avec plaids, maille et guirlandes lumineuses. La grisaille devient ainsi mon alliée pour rendre ma maison chaleureuse et accueillir la torpeur de manière positive. Les Finlandais survivent aussi aux nuits polaires en brûlant 6 kilos de bougies par an. Je ne dois pas en être loin.


Mailles islandaises 

Intérieur lapon, Finlande - décembre 2017



Si les symptômes persistent, fermez cette page et aller voir le doc ;)   



Stop ou encore ?


L'Islande est à la mode. Certaines parties du monde autrefois les reines du tourisme étant désormais instables politiquement, les voyageurs se cherchent de nouvelles destinations.

L'office du tourisme islandais a su tirer son épingle du jeu. De nombreux tournages de films et séries ont lieu sur l'île, le pays faisant venir ces équipes en cassant les prix - et en offrant évidemment des paysages hors-normes. Cela met forcément ce coin du globe dans la lumière: Game of Thrones ou Sense 8, pour ne citer que ces séries, y ont élu domicile - sans oublier les blockbusters comme Star Wars VII ou Fast and Furious 8.


Reykjahlið, aux abords du lac Mývatn dans le Nord


De 495 000 curieux en 2010, l'éruption de l'Eyjafjallajökull, aidée des acteurs du tourisme, ont fait venir plus de 2 millions de personnes depuis. Pour une population de 334 000 Islandais et environ 20 000 expatriés, c'est ingérable.

Certains sites sauvages sont depuis aménagés. Des hôtels sortent de terre sur le site de Geysir, la cascade Seljalandsfoss possède désormais un parking payant et celle de Svartifoss, dans le parc national de Skaftafell, voit un pont traverser sa rivière. Ça perd de son charme mais c'est obligatoire pour gérer les flux et protéger cette nature si vulnérable sous ces latitudes.


La cascade Svartifoss à Skaftafell


Cela n'est pas suffisant. La région du Cercle d'Or et la côte Sud étouffent. La plage de sable noir de Reynisfjara est tout le temps bondée par exemple. La différence entre ma venue en juin 2011 et celle d'août 2017 était saisissante !

Reynisdrangar côté Vík, pour éviter la foule de Reynisfjara


À défaut de pouvoir canaliser ces va-et-vient incessants, la presse islandaise essaie tant bien que mal de convaincre les étrangers de mieux se répartir sur tout le territoire. Je sais aussi de source sûre que les locaux attendent avec impatience que l'île retombe dans l'anonymat pour pouvoir profiter à nouveau des splendeurs de leur pays tranquillement.


Stokksnes à l'Est du pays


En attendant, je me joins à la meute pour hurler avec les loups ! Il est matériellement impossible que seules les régions du Sud de l'Islande absorbent 2 800 000 personnes par an à elles seules. L'île est belle partout ! Les péninsules du Nord sont souvent oubliées, les fjords de l'Est qui sont les plus ensoleillés aussi. Quant aux Fjords de l'Ouest, la région la plus sauvage et reculée du pays, elle n'est visitée que par 15% des gens. Dispersons-nous !


Önundarfjörður dans les Westfjords


Les habitants de ces contrées isolées comprennent bien l'urgence de la situation mais sont divisés sur la question. Ils ont peur pour leur nature, de nombreux voyageurs n'ayant pas conscience que la végétation pousse difficilement quand l'été ne dure que 2 mois. Des faits rapportant des ordures disséminées sur les chemins de randonnée ou bien de personnes marchant sur de la mousse centenaire sont devenus fréquents. Plus inquiétant encore, ceux qui pratiquent le hors-piste alors que c'est interdit et dont les sols mettront des années à s'en remettre.


On reste impérativement  sur les chemins en Islande !


Et d'un autre côté, l'être humain reste...humain. La venue des touristes fait rentrer de l'argent dans les caisses: de nouveaux jobs sont créés, les municipalités ont plus de moyens pour entretenir leurs communes, etc.


Le café Simbahöllin à Þingeyri dans les Westfjords 


Les habitants des fjords de l'Ouest, dans leur grande majorité, ne souhaitent pas accueillir plus de monde chez eux. Le climat difficile, la nature intacte et rude, sont pour eux incompatibles avec le tourisme de masse. La pression de l'économie occidentale qui pousse au toujours plus va détruire l'âme des Westfjords.


Sur la route de Látrabjarg dans les fjords de l'Ouest


Et quoi qu'en disent les altermondialistes, l'économie islandaise n'est pas vertueuse et n'emprisonne pas ses banquiers ni ne dégage ses politiciens véreux. Ils sont tous de retour moins de 10 ans après la Révolution des Casseroles de 2008... Elle est ultralibérale et capitaliste, à l'américaine. L'Islandais des villes est pro-business et a une vision à court terme. S'il y a de la croissance à faire, il ira quelles qu'en soient les conséquences. On va donc assister à un combat entre les David des campagnes et les Goliath des voyagistes.

Pour ma part, j'ai pris ma décision. Je ne me sens plus la bienvenue et parallèlement, je ne veux pas participer à cette destruction programmée. À moins d'un manque impossible à gérer, je ne pense pas retourner en Islande avant un bon moment ou alors dans un coin bien paumé loin des touristes ET des Islandais.

Les modes sont faites pour passer, le délai d'attente sera peut-être court. Je regrette l'époque où l'on me demandait ce que j'allais foutre là-bas et en veux aussi énormément aux Vikings qui tiennent un double discours. Nos portefeuilles ont fait du tourisme la plus grande richesse du pays mais rien n'a vraiment été fait pour nous accueillir depuis. Forcément, 8 ans après, c'est le bordel. Mais qui blâmer ? Ceux qui viennent sans vraiment connaître le pays et ses spécificités ? Ou ceux qui ont eu les yeux plus gros que le ventre ?


Le lac Grænavatn sur la péninsule de Reykjanes


Esja


Vendredi 22 juin 2018


Ce que je préfère dans mes très courts séjours en Islande, c'est vivre à la locale sans programme précis, façon slow travel.

J'ai bien conscience que c'est un luxe qu'on peut s'accorder lorsqu'on connaît déjà bien le pays et qu'on n'est donc pas tenté de voir le maximum de lieux en un minimum de temps. C'était ma neuvième fois et la quinzième pour mon amie (!)


2 Frislandaises en Thulé


L'avantage avec Thulé, c'est qu'il y a toujours plein de choses à faire dans un périmètre restreint. 

Logées à Hafnarfjörður chez notre amie commune Caroline, Aurélie et moi avons pris la direction de la montagne Esja à 30 km de là.

La veille, nous avions tölté avec les chevaux de Begga avant d'aller patauger dans les eaux chaudes de Vesturbæjarlaug pour finir la soirée sur la péninsule de Reykjanes. Toujours un truc à faire, je vous dis !


Íslenski Hesturinn
La piscine de Vesturbæjarlaug





La péninsule de Reykjanes en pleine "nuit" d'été islandaise


Esja, vous la connaissez tous si vous êtes déjà allés à Reykjavík. C'est ZE montagne, celle qui fait face à la ville le long du bord de mer, de Seltjarnarnes à l'ouest aux quartiers Est à Laugardalur.


Le massif de montagnes Esja au fond - mai 2015


C'est la randonnée préférée des citadins, celle qui permet de fuir le bitume reykjavikois en moins d'une demi-heure. Les habitants l'appellent d'ailleurs affectueusement "Esjan" pour " La Esja".

Indiquez les coordonnées "Esjustofa" sur le GPS et il vous emmènera au point de départ de la marche. Sur place, un café-restaurant et un grand parking.


Esjustofa


Le restaurant n'est pas toujours ouvert même si ses horaires indiquent 11h30 - 17h30. Le mieux est d'appeler ou de prévoir son repas.

Plusieurs sentiers sont proposés. Nous avons décidé de prendre le sentier bleu et de s'arrêter à Steinn, à 600 mètres d'altitude, le reste du chemin étant pris dans le "súld", le brouillard si typique des reliefs islandais.




Le point culminant est à 914 mètres. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'Islande n'est pas un pays de hautes montagnes. Le mont Hvannadalshnjúkur, sur la côte sud à Skaftafell, est le plus haut avec un sommet à 2100 mètres seulement, loin derrière nos Alpes.

Nous n'avons volontairement pas pris l'accès le plus direct, histoire de faire durer le plaisir en longeant le cours d'eau et ses cascades.


 














Une fois de plus, le capricieux ciel de l'île fantastique s'est amusé à nous chahuter gentiment. 

Je suis partie avec mon lopapeysa, le pull traditionnel en laine lopi. Quand la brume a commencé à faire perler de jolies gouttes sur celui-ci, j'ai enfilé mon coupe-vent. Le brouillard s'est ensuite levé, j'ai eu trop chaud, j'ai enlevé l'imperméable. Il pleuviote, je remets le K-way. Puis j'enfile les gants. C'est qu'on commence à grimper et la température, elle, baisse. Bonnet ! Mes oreilles ont froid. Tout reste néanmoins bien agréable. L'air est pur et j'ai retrouvé mon teint de jeune fille (ou presque).




De ce côté-ci, l'ascension est facile et le sentier bien indiqué. Nous avons juste eu un petit doute après avoir traversé la rivière à pied pour rejoindre le flanc gauche de la montagne, un peu désorientées par une épaisse purée de pois.



Un Viking nous rejoint en faisant son jogging (!), ce semblant de chemin perdu dans les pierres doit être le bon. Bingo ! Il nous conduira bien à Steinn, la "pierre" en islandais.


Steinn dans le brouillard
La preuve





















À l'arrivée, 2 Islandaises pique-niquaient. Normal. D'après Caroline se trouve un livre d'or dans une boîte métallique. C'est vrai ! Sauf qu'il est désormais en lambeaux, humidité oblige.
















Pour redescendre, on suit nos 2 nouvelles copines. Comment font-elles pour être aussi coquettes et bien coiffées en plein effort ? Le mystère islandais…Bref, cette fois, c'est le chemin le plus direct mais aussi beaucoup plus pentu. Je pense que je l'aurais haï en montée.




Hormis la vue sur Reykjavík et sa baie, il est beaucoup moins bucolique que le sentier qu'on a pris, excepté à l'arrivée. Aurélie et moi sommes bien contentes de notre choix initial après avoir joyeusement gambadé entre lupins d'Alaska et fleurs d'angéliques.


Reykjavík et son agglomération dans le brouillard


Malgré une météo un peu bouchée, nous avons vraiment adoré cette ascension revigorante en pleine nature.

Et si vous êtes des touristes qui n'aimez pas les touristes parce que vous ne vous croyez pas vraiment touristes alors qu'en fait vous êtes bien des gros touristes, c'est le spot parfait ! Plus d'Islandais que d'étrangers à 20 minutes de Reykjavík, c'est assez rare pour être mentionné 😉